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VIDEO – The art of innovation – Guy Kawasaki

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Guy Kawasaki est le « Chief Evangelist » de Canva, un outil de design et graphisme web. Il est connu pour avoir été Chief evangelist chez Apple, et aussi un proche de la fondation Wikimedia. Guy Kawasaki est intervenu en 2014, en ouverture du Tedx Berkeley en présentant « The art of innovation ».

Il y présente les 10 facteurs clés de succès selon lui de l’innovation.

10 point clés

1. Make meaning / Donner du sens

Le premier point consiste à poursuivre la quête de sens, plutôt que la quête d’argent. Donner du sens à ce qu’on fait permet de se concentrer sur un seul objectif. Il prend les exemples de quelques grandes entreprises pour illustrer son propos.

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2. Make a mantra / Définir son mantra

Le mantra a vocation a exprimer en quelques mots seulement quelle est le sens de l’activité de l’entreprise et ce qu’elle cherche à faire. Il distingue cela de la notion de mission (en citant en contre-exemple celle de Wendy’s), et présente pour quelques entreprises quel pourrait être le mantra. art of innovation

3. Jump to the next curve / Changer d’étage

Ce point, compliqué à traduire, est pourtant essentiel. Il s’agit ici de s’affranchir des contraintes connues pour être dans un état d’esprit ouvert à l’innovation. Guy Kawasaki cite un exemple:

  • Glace 1.0 : commerce de blocs de glace au début du XXème siècle. Leur vision de l’innovation se résume à de plus gros chevaux ou de meilleures scies.
  • Glace 2.0 : La fabrique de glace. Il n’y a plus besoin d’être en hiver pour avoir et distribuer de la glace.
  • Glace 3.0 : Le réfrigérateur. Il n’y a plus besoin de blocs de glace car le froid est directement accessible dans les foyers.

Par cet exemple, il montre un élément essentiel: le principe d’innovation de rupture. En effet, pour passer d’une étape à l’autre, il ne s’agissait pas uniquement de se concentrer sur faire mieux ce que l’on faisait, mais de chercher à voir comment traiter le besoin du client différemment. Dans l’exemple, aucune des entreprises leaders de l’étape n’est devenue leader de l’étape suivante, car elles ont été remplacées. En effet, chacune se définissait en fonction de l’action qu’elles effectuaient et non pas en fonction du bénéfice qu’elles apportaient.

4. Roll the DICEE / Rebattre les cartes

Il y a 5 qualités à une bonne innovation, reprises dans l’acronyme DICEE.

  • Deep / Profonde: Elle doit proposer de nombreuses fonctionnalités.
  • Intelligent : Lorsque vous regardez l’innovation, vous devez vous dire « Tiens, quelqu’un a compris et pris en compte mon problème ».
  • Complete / Complète : L’innovation ne doit pas être juste au niveau du produit, mais également de tout ce qui l’entoure.
  • Empowering / Habilitation : L’innovation doit vous améliorer, ne faire qu’une avec vous, et s’intégrer dans votre environnement.
  • Elegant / Elégante : Quelqu’un doit avoir pensé à l’interface utilisateur et à l’apparence pour garantir de bonnes finitions.

En conclusion, si vous vous apprêtez à « changez d’étage », demandez vous également si ce que vous apportez répond à ces 5 fondamentaux.

5. Don’t worry, be crappy /

L’innovation n’est jamais parfaite du premier coup, et il s’agit d’accepter l’imperfection comme une étape dans la construction de la véritable innovation. Il n’est pas question de vendre n’importe quoi, mais de vendre quelque chose de révolutionnaire qui a encore quelques défauts et pourrait être amélioré.

6. Let 100 flowers blossom /

Lorsqu’une entreprise propose une innovation, elle considère toujours savoir qui est son client, son utilisateur et comment il va se servir de cette innovation. Or il arrive souvent que ce qui fonctionne ne soit pas ce qu’imaginait l’entreprise. Il est donc important de laisser les utilisateurs s’approprier la question et d’étudier leurs usages. Souvent, cela met en évidence quelles sont les véritables besoins auxquels votre innovation peut répondre.

7. Polarize people / On ne peut pas plaire à tout le monde

L’objectif n’est pas de volontairement rejeter une catégorie de personne, mais il convient de garder en tête qu’un produit ne peut pas plaire à tout le monde. Les objectifs de chacun étant différents, tout le monde ne trouvera pas que des avantages à votre innovations. Ainsi, il ne faut pas craindre de recevoir des critiques et d’avoir deux populations: les fans (lovers), et ceux qui détestent (haters).

8. Churn baby, churn /

Il faut une part de déni pour innover, et ne jamais écouter ceux qui vous prétendront que c’est impossible. Au contraire, il faut faire évoluer sans cesse votre produit pour intégrer des améliorations. (Note : sur ce point, il rejoint le concept de Minimum Viable Product).

9. Niche thyself /

L’essentiel du marketing réside ici: il faut viser une niche.

La matrice ci-dessus représente la valeur sur un axe et l’aspect unique sur l’autre.

  • Forte valeur / faible unicité : il faut se battre sur le prix, c’est le seul moyen de se faire sa place
  • Forte unicité / Faible valeur : vous êtes le seul à faire ce que vous faites, mais cela n’a aucune valeur, on peut dire que c’est un peu stupide…
  • Faible valeur / Faible unicité : C’est le pire, et il n’y a ici aucun intérêt.
  • Forte valeur / Forte unicité : c’est évidemment le coin où vous souhaitez vous trouver. Les ingénieurs construisent un produit unique avec une forte valeur, et le marketing communique au monde entier que ce produit est unique et qu’il a de la valeur!

10. Perfect your pitch / Perfectionner son pitch

Il faut apprendre à pitcher lorsque l’on est innovant. Tout d’abord, il faut toujours personnaliser son accroche en fonction de l’audience pour capter l’attention.

Par ailleurs, Guy Kawasaki propose de suivre 3 règles simples au niveau de la présentation:

  • 10: pour le nombre de slides optimal
  • 20 minutes: le temps idéal pour présenter
  • 30 points: la taille de la police de caractère. Une bonne règle à retenir: prendre l’âge de la personne la plus âgée dans l’assistance et diviser par 2 (exemple: 60 ans / taille de police 30).

11. Don’t let the bozos grind you down / Ne jamais laisser quelqu’un vous stopper

En bonus, cette dernière suggestion. Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que ce que vous faites est inutile, stupide ou mauvais. Il s’agit de ne jamais tenir compte de cela.

Guy Kawasaki termine sa présentation « art of innovation » sur un certain nombre de citations de grands acteurs économiques qui se sont trompé et n’ont pas vu les mouvements du marché arriver à temps.

Sources de « art of innovation »

Video « art of innovation » au TedxBerkeley

Support

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