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The insurtech book – 2. Pourquoi l’assurance a failli?

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S’il est un ouvrage qui a beaucoup fait parlé de lui ces derniers mois, c’est le livre collectif « The insurtech book » ! Insufflé par Susanne Chishti (Fintech Circle), Sabine Vanderlinden (Startupbootcamp Insurtech), Shan M. Millie et Nicole Anderson, il rassemble les participations de plus de 50 experts internationaux. Ceux-ci ont été sélectionnés après un appel à participation international. Plusieurs autres livres ont été publiés sur ce modèle (Fintech book, RegTech et Wealthtech). Il est uniquement édité en anglais pour l’instant, mais je vous propose de vous en donner une synthèse des 66 articles à raison d’un par semaine.

Cette semaine, « Why is Insurance failing ? », que l’on peut traduire par « Pourquoi l’assurance a failli ? », rédigé par Steve Tunstall (Linkedin et Twitter), CEO et Co-fondateur d’Inzsure.

L’assurance fournit un service extrêmement précieux aux individus, à leurs familles et leur travail. Elle est présente dans les moments difficiles. Pour autant, l’achat d’un produit d’assurance ne procure aucune gratification instantanée à son acquéreur. Cela mène à un désamour de ce secteur.

Le challenge

Les individus aux risques les plus importants vont faire appel à l’assurance en premier, alors que les autres auront tendance à s’auto assurer. C’est là le postulat primaire du secteur de l’assurance. Par conséquent, la plupart des distributeurs choisissent d’orienter leur discours commercial sur la peur. Les modalités de commissionnement génèrent une volonté de sécuriser des ventes, et donc parfois des insatisfactions, des pertes de confiance, voire des fraudes. Cette perte de confiance est critique pour les assureurs, car la confiance est l’élément principal et unique d’un produit d’assurance. Cela ne peut pas être retiré du produit !

Par ailleurs, les marges restreintes sur ce marché ont temporisé des investissements en innovation et en technologies. Pour autant le monde qui nous entoure n’a pas cessé d’évoluer, il y a donc un décalage entre le secteur de l’assurance et le reste du monde. Les attentes des clients n’ont cessé d’évoluer. Pour y répondre de nouvelles structures se sont créées pour satisfaire ces clients. Ce sont les insurtechs. Il devient désormais clair que les assureurs ont besoin de ces insurtechs pour rester au niveau. En revanche, l’inverse est moins certain.

L’histoire

L’assurance a un long passé derrière elle, la forme que l’on connait date d’un peu plus de 300 ans. Le principe est simple : en l’échange d’une somme d’argent, l’assureur garantit les préjudices subis par ses assurés en redistribuant cette prime. On fonctionne sur un principe déclenché par un événement et qui vise à mutualiser les risques.

Relier risque, assurance et défaillance systémique

D’après cette définition, l’achat d’un produit d’assurance devrait suivre un processus de décision important pour le particulier comme pour l’entreprise. Cependant, ce n’est pas le cas, et les futurs assurés préfèrent traiter ce point le plus rapidement possible, car de manière générale, l’être humain n’aime pas penser aux mauvaises nouvelles de la vie. Ainsi, on dit que l’assurance est un produit qui se vend et qui ne s’achète pas. C’est de plus en plus le rôle de distributeurs et d’intermédiaires qui vont expliquer et mettre en avant la qualité et l’intérêt de ces produits. Cependant, la qualité de ces explications n’est pas toujours au rendez-vous, et c’est toute la confiance dans le système qui se trouve pénalisée. Pire, l’image que renvoient les assureurs est extrêmement négative (en anglais : les 3 objectifs seraient « Delaying, Denial and Disputing », en français, plus simplement les assureurs voleurs !). La pénétration du marché est en décroissance (Note : notamment aux Etats-Unis, et plus globalement partout où ce n’est pas un produit obligatoire). Que peut-on faire désormais pour inverser cette tendance.

Où peut aller l’assurance maintenant ?

Quelques éléments de réponse :

  • Gérer la faible pénétration de la technologie : l’assurance est un marché un peu à la traine sur ce sujet. La plupart des transactions sont encore manuelles et dans l’esprit de beaucoup, la confiance n’existe que quand ils peuvent avoir quelqu’un en face d’eux.
  • Lutter contre la faible transparence : le processus de distribution génère des rémunérations qui ne sont pas toujours claires aux yeux des clients (Note : DDA a vocation à compenser cela).
  • Gérer l’absence de rapidité : Les processus de souscription et de sinistres notamment sont très longs et supposent de longs remplissages de papier.
  • Gérer la faible sécurité des systèmes : Les processus de sécurisation des données sont clairement insuffisants, et il y a régulièrement des failles de sécurité et des pertes de données. Il convient d’agir avant un « moment Sony » qui ferait surement définitivement perdre le reste de confiance donné à ce secteur.

Est-ce que les insurtechs ont toutes les réponses ? Probablement pas ! En revanche, un changement et une mise en mouvement est nécessaire pour continuellement se remettre en cause.

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The insurtech book – 2. Pourquoi l’assurance a failli?
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