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The Insurtech Book – 1. Une définition de l’insurtech

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S’il est un ouvrage qui a beaucoup fait parlé de lui ces derniers mois, c’est le livre collectif « The insurtech book » ! Insufflé par Susanne Chishti (Fintech Circle), Sabine Vanderlinden (Startupbootcamp Insurtech), Shan M. Millie et Nicole Anderson, il rassemble les participations de plus de 50 experts internationaux. Ceux-ci ont été sélectionnés après un appel à participation international. Plusieurs autres livres ont été publiés sur ce modèle (Fintech book, RegTech et Wealthtech). Il est uniquement édité en anglais pour l’instant, mais je vous propose de vous en donner une synthèse des 66 articles à raison d’un par semaine.

Cette semaine, « Insurtech definition as its own manifesto », que l’on peut traduire par « Une définition de l’assurtech comme un vrai manifeste », rédigé par Valentino Ricciardi (Linkedin et Twitter), consultant chez McKinsey.

La question de la définition de ce qu’est une insurtech / assurtech n’est pas encore clairement résolue. Le terme est de plus en plus répandu et recherché sur Google. Toutefois, par définition il s’intéresse à la combinaison de la technologie et de l’assurance. En revanche, il faut aller plus loin pour en tirer une définition inclusive qui tienne compte de tous les aspects de l’innovation en cours dans l’assurance.

3 questions fondamentales pour une définition de l’insurtech

Comme aucune définition de l’insurtech ne fait consensus dans le monde de l’assurance, chacune de parties prenantes (assureurs, startups ou fonds d’investissement) a proposé la sienne. Il est alors compliqué de cadrer le périmètre. Tentons d’apporter une réponse en s’intéressant aux 3 grandes questions fondamentales : qui, quoi et comment.

Qui ?

La notion d’Insurtech regroupe généralement un écosystème de multiples entreprises qui opèrent dans le monde de la technologie pour l’assurance. Ils sont

  • des early-adopters (les premiers à adopter une technologie) : ils utilisent plus souvent le big data, machine learning ou encore les objets connectés que les acteurs traditionnels de l’assurance ;
  • digitaux par défaut : ils sont moins dépendants de systèmes historiques ou de procédures/processus complexes.
  • Concentrés sur une niche, un besoin, une ligne métier. A ce jour, aucune insurtech ne couvre plusieurs lignes métier ou segment de client en même temps.

En gardant à l’esprit ces aspects, l’entreprise insurtech peut donc être à la fois la startup, agile ou un acteur bien établi et innovant. Les premières insurtechs ont d’ailleurs été les

  • Compagnies d’assurance directe qui ont posé les premières menace dans l’assurance auto
  • Comparateurs de tarifs
  • Fournisseurs de solutions dédiées à l’assurance.

Quoi ?

Que font ces entreprises et ces startups insurtechs, et quel est le principal objectif ?

Les insurtechs viennent bouleverser le business model traditionnel des acteurs de l’assurance. Elles ont des propositions de valeur innovantes capables d’attirer et de favoriser l’engagement des clients. Elles proposent également des solutions innovantes pour optimiser l’efficacité opérationnelle, en automatisant des processus par exemple. Cependant, le premier objectif commun à toutes est de générer de la valeur, que ce soit pour le client, l’assureur ou les 2. Côté client, en traitant mieux les besoins tout au long du parcours client. Côté assureurs, en apportant des réponses aux irritants du modèle opérationnel.

Comment ?

Pour définir comment fonctionnent les insurtechs, 3 approches sont retenues :

  • Exploiter les capacités des technologies les plus avancées : avec une connaissance poussée des technologies à la pointe, les insurtechs peuvent proposer des solutions nouvelles à des situations déjà bien connues.
  • Améliorer l’expérience en mettant en place une approche customer-centric : en s’intéressant de manière plus fine à l’expérience utilisateur et ses besoins, on élève toujours plus haut le niveau d’attente des produits d’assurance.
  • Avoir une culture et une approche agile et exploiter rapidement les données avancées pour prendre des décisions sur le business : Les insurtechs sont souvent menées par des digital natives (note : ce point est très discutable), et ont une agilité et une capacité à tester, corriger ou améliorer rapidement les solutions proposées. Dans ce contexte, tout se mesure et se pilote au quotidien.

Une définition de l’insurtech comme un manifeste

Ainsi, une définition de l’insurtech qui serait fiable dans le temps pourrait être la suivante :

L’insurtech est l’écosystème des entreprises (souvent startups) concentrées et basée sur l’innovation, qui génèrent de la valeur pour les clients et/ou les acteurs traditionnels, en bouleversant ou réglant les problèmes de la chaine de valeur de l’assurance à travers l’usage de technologies en suivant une approche lean et orientée client.

Cette définition doit maintenant rester suffisamment claire et simple. Elle doit couvrir l’intégralité des pratiques pour montrer la direction à suivre à tous les acteurs de cet écosystème.

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Cet article vous a plu, vous pourriez être intéressé par “Dissecting insurtech: where is the value ?” ou par “UBS – Assurtech Asie en mouvement“.

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The Insurtech Book – 1. Une définition de l’insurtech
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