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The Insurtech Book – 3. Quatre facteurs communs avec d’autres industries

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S’il est un ouvrage qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois, c’est le livre collectif « The insurtech book » ! Insufflé par Susanne Chishti (Fintech Circle), Sabine Vanderlinden (Startupbootcamp Insurtech), Shan M. Millie et Nicole Anderson, il rassemble les participations de plus de 50 experts internationaux. Ceux-ci ont été sélectionnés après un appel à participation international. Plusieurs autres livres ont été publiés sur ce modèle (Fintech book, RegTech et Wealthtech). Il est uniquement édité en anglais pour l’instant, mais je vous propose de vous en donner une synthèse des 66 articles à raison d’un par semaine.

Cette semaine, « Digtal transformation in insurance – Four common factors from other industries », que l’on peut traduire par « La transformation digitale de l’assurance – Quatre facteurs communs aux autres industries », rédigé par Alex Ruthemeier (Linkedin et Twitter), Co-fondateur de One Insurance et Dr Christian Macht (Linkedin), Board member VAI.

Nous vivons dans une ère de transformation digitale, avec toutes ses spécificités sur l’économie ou la société. Les auteurs de cet article ont identifié 4 facteurs qui affectent l’assurance et qui sont partagés avec d’autres industries déjà fortement touchées par la digitalisation. En effet, l’assurance peut aujourd’hui être considérée comme un « late-adopter » et il est pertinent de tirer des comparaisons et surtout d’identifier ce qui aura le plus d’impact à l’avenir. Dans l’ordre :

  • Des marchés non-transparents à la transparence des clients
  • Du producteur au consommateur sans intermédiaire
  • D’une multitude d’acteurs aux marges élevées à un nombre réduit d’acteurs majeurs aux marges faibles
  • D’un marché tiré par l’offre à un marché tiré par la demande

Quatre facteurs

Transparence des clients

La grande transformation que l’on peut attendre réside dans la relation B2C. En effet, la possibilité d’acheter directement, en ligne, en s’appuyant sur les avis d’autres consommateurs est fondamentale. L’étape suivante sera la possibilité de mettre en adéquation les données du client à une offre de produits personnalisée, ce qui est déjà le cas sur d’autres marchés. L’amélioration de la transparence va donc transformer le parcours clients en le faisant débuter et souvent terminer en ligne pour les produits de masse.

Du producteur au consommateur

La suppression des intermédiaires a été un trait caractéristique sur de nombreuses industries, en partant d’un service client irréprochable et des produits spécialisés, en s’étendant par la suite vers une diversification des offres.

Un mouvement similaire devrait s’observer dans l’assurance. Dans un monde connecté, la collecte des données de l’assuré et la proposition d’offres adaptées pourraient être automatisées. (Note : ce point est selon moi discutable). Enfin, des produits faciles à comprendre et à acheter, ainsi que des processus clairement compréhensibles. Dans une perspective de poursuite de la réduction des marges, chercher à rogner sur les intermédiaires va être une piste sérieuse à envisager. (Note : certes, mais je pense que la question de la suppression de l’intermédiation n’est pas pertinente pour tous les produits).

Réduction des acteurs et des marges

L’accès facilité à la donnée va permettre l’émergence d’acteurs majeurs et globaux en lieu et place des petits acteurs locaux qui peuvent encore exister. Cela se fera soit par consolidation soit par remplacement. Ces nouveaux acteurs seront par exemple des fabriques de produits d’assurance en marque blanche, accessibles via des API dans n’importe quel système d’information de n’importe quelle activité.

Un marché tiré par la demande

L’orientation client est dans toutes les activités commerciales aujourd’hui, mais force est de constater que l’assurance est un peu à la traine. La question n’est plus désormais de proposer des produits standardisés, mais de répondre à une demande client, n’importe où, n’importe quand, omnicanale, souvent directement rattachée à des biens. Les produits d’assurance sont donc amenés à évoluer car les clients demandent des solutions tout-en-un avec de nouvelles garanties ou l’intégration de services.

quatre facteurs

Les assureurs traditionnels seront parmi les gagnants

L’innovation n’est pas nouvelle en assurance. Les assureurs ont toutes les forces nécessaires, mais ils doivent s’adapter plus rapidement aux transformations du monde. Toutefois, ils ne seront pas les seuls, car le marché est potentiellement en recomposition. De nouveaux acteurs vont venir challenger les positions. Il n’y aura pas de la place pour tout le monde, et il n’est pas certain que la répartition du marché dans 10 ans soit la même qu’aujourdhui.

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Si vous avez apprécié cette lecture, vous pourriez aussi être intéressé(e) par les 2 premiers articles, accessibles ici (définition de l’insurtech) ou ici (pourquoi l’assurance a failli).

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The Insurtech Book – 3. Quatre facteurs communs avec d’autres industries
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