Hub Tday Insurance 2018

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Mardi 25 septembre a eu lieu le Hub Tday Insurance 2018 (3ème édition). C’est événement de place est organisé par l’Assurance en mouvement et plus spécifiquement Jean-Luc Gambey et Emmanuelle Lambijou. J’ai eu le plaisir cette année d’être speaker sur deux sessions : l’une autour de l’écosystème des insurtechs (entre défricheurs et fournisseurs), et l’autre sur la gestion des sinistres avec les excellents Lionel Doguet (Europ Assistance) et Karim Zemouli (Natixis).

Voici un retour d’expérience.

A place to be !

Avec 83 speakers, 40 thématiques, 30 heures de contenu cumulés dont près de 8h de plateau TV live, cet événement apparait d’une densité importante. La densité est peut-être d’ailleurs finalement l’une de ses faiblesses. Tout le contenu étant intéressant, j’ai plusieurs fois entendu au détour des couloirs des personnes ne sachant que choisir et regrettant de ne pouvoir tout faire ! Plutôt à l’honneur de la qualité du contenu ! Vous trouverez d’ailleurs le programme détaillé ici.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des 8h de diffusion du plateau TV :

D’autres vidéos seront d’ailleurs repostées progressivement sur la chaine youtube de l’assurance en mouvement. Je viendrai mettre à jour cet article dès que possible.

Contenu de mes interventions

Insurtechs entre défricheurs et fournisseurs

Mon constat :

  • Il n’y a pratiquement aucune startup « full-stack » : en France, on a Alan sur la santé collective, mais encore bien fragile
  • Très peu d’insurtechs répondent à des processus entiers, la plupart apportent des portions de solutions, souvent sur des niches de besoin. Ça peut être des outils ou des services
  • Malgré tout, les insurtechs innovent et apportent une quantité de bonnes idées qui sont intéressantes et qui méritent de l’attention.

Dans tous les cas, les associations avec les assureurs sont difficiles, pourquoi ? De manière brutale, car on pense souvent qu’elles vont répondre à tous nos problèmes et qu’elles sont intégrables facilement car elles sont petites et donc flexibles. C’est faux !

3 difficultés se présentent et vous les rencontrez surement au quotidien !

  • le MVP n’est pas toujours mature :
    • le projet long terme est beau, mais le MVP concret, un peu moins , et parfois décevant
    • Les startups passent du temps sur la base de la pyramide de l’innovation, avant de pouvoir apporter leur véritable valeur
  • On ne couvre pas l’intégralité du process de bout en bout
    • Les systèmes legacy ou organisations sont peu flexibles, si on ne propose qu’une brique c’est souvent insuffisant.
  • Enfin, les insurtechs ne connaissent pas toujours le métier. Cela peut être un atout, mais cela pose plus fréquemment des difficultés pour se comprendre.

2 typologies de startups apparaissent de l’analyse de mon observatoire :

  • Des défricheurs d’idées
  • Des fournisseurs de services ou produits qui veulent agir comme des accélérateurs

Cela tombe bien, les assureurs ont deux besoins principaux :

  • Améliorer leur métier : il s’agit là d’identifier des cas d’usage ou des irritants pour chercher les solutions, les accélérateurs qui vont bien
  • Faire évoluer leur métier, le transformer : il s’agit là de s’inspirer de ce que la technologie propose pour analyser comment le métier peut changer et organiser des aller-retours récurrents entre métier et technologie.

En conclusion, pour provoquer la bonne rencontre au bon moment au bon endroit, il faut d’une part, bien identifier ce dont vous pourriez avoir besoin, d’autre part, bien identifier ce que la startup peut vous apporter.

La gestion des sinistres du XXIème siècle

Nous avons abordé 3 axes avec les retours d’expérience d’Europ Assistance (pour une vision d’assisteur) et Natixis (pour une vision d’assureur).

  • Les processus
  • Les services et l’expérience client
  • L’assurance paramétrique

En bref, ce qui ressort de notre échange, c’est que tous les sinistres étant différents, il faut trouver pour chaque typologie de sinistre la meilleure réponse (automatisation, service additionnel, accompagnement humain, etc.).

Deux éléments sont quand même marquants :

  • Il y a du boulot : lorsque l’on parle de service client et que l’un des services qui nous préoccupe actuellement, c’est de répondre correctement au téléphone, on se rend compte du chemin à parcourir !
  • La gestion de sinistre ne doit plus s’envisager seulement d’un point de vue sinistre: c’est une réflexion de chaîne de valeur globale: l’assurance paramétrique suppose par exemple une remontée vers la conception de produits d’assurance

Quelques critiques sur le Hub Tday Insurance 2018 ?

J’ai cru noter une diminution du nombre de participants assez importante, notamment par rapport à la première édition. Vu le nombre de speakers, certaines sessions ont pu donner l’impression, peut-être fausse, d’un entre-soi un peu regrettable par rapport à la qualité et le niveau des intervenants mobilisés. C’est probablement dû à un conflit de calendrier que chacun aura perçu en faisant ses choix de participations pour la rentrée. Le même jour, France Digitale, Hub Tday Insurance 2018, et Insurtech Business Week ! Il y a évidemment une cannibalisation car les intervenants et participants sont les mêmes.

Enfin, je partage la trop forte densité de l’événement, qui, à vouloir tout traiter, prend le risque de perdre en lisibilité. C’est d’ailleurs pour cela que je ne peux pas en faire un CR global ! Cela ne remet pas en cause la qualité, bien au contraire, mais cela mériterait peut-être de splitter sur plusieurs journées, ou que tout ce contenu soit intégralement filmé pour pouvoir le remettre à disposition post événement… Quelques idées à creuser peut être !

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Hub Tday Insurance 2018
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